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Création d’entreprise: un processus simple en Suisse Burnout | Définition, prévention, gestion du stress | Événement en ligne de Baloise & AEH | 16.09.22
Barbara Erni, AEH 17 septembre 2022 Business Coaching

Le burnout est un phénomène très répandu. C’est pourquoi Baloise et le centre AEH ont invité les créatrices et créateurs d’entreprise à un événement en ligne gratuit. Vous trouverez ici l’enregistrement de la conférence, la présentation à télécharger ainsi que les réponses aux questions les plus fréquentes.

Enregistrement et présentation
Foire aux questions
Combien de temps dure un burnout?

La durée moyenne de séjour dans une clinique traitant le burnout est de 6 à 8 semaines. Toutefois, étant donné que ce sont principalement des personnes présentant des problèmes graves qui se rendent dans ces cliniques et que les évolutions sont très individuelles, il est difficile de dire combien de temps dure un cas. Mais ce qui est sûr, c’est qu’une personne touchée est souvent absente ou n’est pas entièrement capable de travailler pendant des mois. Il est essentiel de ne pas se surmener directement après un burnout, mais de commencer lentement et de laisser au corps le temps de se rétablir correctement.

Le burnout est-il mesurable?

L’épuisement dû au burnout peut être opérationnalisé à l’aide d’une mesure de la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC). La mesure de la VFC permet de déterminer si une personne est capable de bien récupérer (y compris pendant le sommeil) et comment le corps gère le stress.

Pourquoi le burnout n’est-il évoqué que dans le contexte du travail?

Par sa définition, le burnout est lié au contexte du travail, car l’un des principaux symptômes est la baisse des performances. Les raisons pour lesquelles une personne s’épuise au travail peuvent toutefois aussi, au début, être d’ordre privé. Il existe de nombreux cas où des personnes se sont réfugiées dans le travail en raison de problèmes privés et ont par la suite développé un burnout. Par exemple, un repos insuffisant dans la vie privée en raison de contraintes privées peut contribuer à aggraver les contraintes dans la vie professionnelle.

Si une personne préfère travailler plutôt que de rentrer chez elle, est-elle exposée au burnout?

Tout dépend des motivations. Tant que la personne peut se déconnecter, se détendre et se régénérer lorsqu’elle rentre chez elle, il n’y a pas forcément de risque de burnout. Si l’on travaille plus pour éviter les problèmes dans la vie privée ou parce que l’on a le sentiment de ne pas être à la hauteur au travail, il serait temps de repenser son propre système de valeurs et d’adopter des stratégies appropriées pour maintenir au mieux une séparation entre vie professionnelle et vie privée.

Que faut-il faire en cas de burnout et quelles sont les chances de guérison?

Les personnes concernées devraient absolument faire appel à un soutien extérieur. Il n’est jamais trop tard pour demander de l’aide à un professionnel et, grâce à un soutien professionnel, un traitement personnalisé peut être mis en place. En ce qui concerne les chances de guérison, tout dépend de la phase du burnout dans laquelle se trouve la personne. S’il n’y a pas encore de dommages physiques chroniques ou de symptômes dépressifs prononcés, on peut supposer qu’après un traitement et une réintégration lente dans le travail quotidien, la personne ne gardera pas de séquelles durables d’un burnout.

Existe-t-il des traitements naturels?

Tout ce qui permet de réduire les contraintes et le stress qui sont trop importants, ou qui permet de développer les ressources, peut aider. C’est donc certainement le cas de certains traitements naturels comme la méditation par exemple.

Existe-t-il des exercices de pleine conscience rapides et bénéfiques que l’on peut faire en ligne?

Il existe une multitude d’exercices de pleine conscience. Une variante courte, également disponible en ligne, est One Moment Meditation, dans laquelle on apprend à méditer en un instant et à trouver ainsi le calme. Il est possible de trouver en ligne de nombreux exercices brefs de pleine conscience, qui se différencient les uns des autres. Il s’agit ici de choisir celui que l’on trouve le plus approprié par rapport à soi-même et à la situation du moment.

Un burnout peut-il être positif?

Le stress et un fort attachement au travail peuvent aussi être positifs en soi, mais un burnout est un «trop» de bien. Si l’on s’engage trop et que l’on ne se repose pas assez, on s’épuisera tôt ou tard. Ainsi, les symptômes qui caractérisent le burnout sont néfastes pour la santé et ne peuvent donc pas être considérés comme positifs.

Est-on soi-même responsable d’un burnout?

D’une part, les conditions ou les charges de travail ainsi que la forte pression qui pèse souvent sur les salariés ou même les indépendants sont bien sûr responsables d’un burnout. En outre, les modèles de pensée et les systèmes de valeurs personnels jouent également un rôle. Les personnes qui lient trop leur propre estime de soi à leur réussite professionnelle sont plus susceptibles de souffrir d’un burnout. Dans ces cas, des offres de soutien accessibles comme le coaching peuvent toutefois aider à repenser ce système de valeurs et à l’adapter si nécessaire.

Existe-t-il une sorte de test en ligne qui permette de déterminer approximativement dans quelle phase on se trouve?

Le questionnaire le plus connu est le Maslach Burnout Inventory, établi en 1986 par Christina Maslach et Susan Jackson. Ce questionnaire porte sur les trois principaux symptômes que sont l’épuisement émotionnel, la dépersonnalisation et la baisse des performances. Le test est disponible en ligne sur différents sites, également en français.

Concernant l’auto-évaluation: est-il possible de passer d’une phase à l’autre?

Les phases sont loin d’être figées, c’est pourquoi il est tout à fait possible de se trouver à la transition entre deux phases ou de s’évaluer différemment selon sa forme du jour. L’auto-évaluation n’est qu’un état des lieux approximatif et sert aussi à rendre visible combien de comportements et de symptômes différents font partie du burnout. C’est surtout la négligence systématique de ses propres besoins sans compensation qui pose problème. Dans la vie professionnelle, il y a toujours des périodes de stress pendant lesquelles les besoins privés sont mis de côté. L’essentiel est ici de savoir si l’on se réserve du temps pour se reposer et se régénérer pendant et surtout après ces phases stressantes, afin de renforcer à nouveau ses ressources.

L’auto-apprentissage par le biais de livres est une bonne chose, mais que faire si l’épuisement est déjà tel que l’on ne peut plus apprendre?

C’est là qu’interviennent les points de contact. Si l’on a l’impression de ne plus pouvoir y arriver soi-même, il faut absolument parler de la situation avec son ou sa partenaire, la famille ou les amis proches, et demander de l’aide, par exemple, au service d’assistance du travail ou de l’assurance. Des experts professionnels peuvent alors transmettre des connaissances et des stratégies individuelles et aider ainsi les personnes à se remettre sur la bonne voie.

Que peut-on faire si le «journal» lui-même est un facteur de stress parce qu’on n’a pas vraiment le temps de le tenir?

Les stratégies présentées dans la conférence ne sont qu’une collection de différentes possibilités. Il s’agit ici de choisir les stratégies qui conviennent le mieux quand on souffre d’un burnout. Et si on a l’impression que le journal n’est qu’une charge supplémentaire, il ne faut pas se sentir obligé d’en tenir un malgré tout, mais plutôt se consacrer à d’autres stratégies mieux adaptées.

Comment voyez-vous le lien entre le burnout et les croyances personnelles ainsi que la surcharge sensorielle actuelle par les réseaux sociaux?

Les propres principes de croyance ont une grande influence sur le risque de burnout. Ce sont surtout les personnes qui lient fortement l’estime de soi à la réussite professionnelle qui risquent davantage d’entrer dans la spirale du burnout. Les réseaux sociaux contribuent en outre potentiellement à l’aggravation du problème de deux manières. D’une part, des histoires de succès de jeunes entrepreneur·es sont régulièrement publiées, lesquelles citent une charge de travail maximale permanente comme facteur de succès important, sans aborder la régénération nécessaire en dehors des heures de travail. D’autre part, de nombreuses plateformes de réseaux sociaux évoluent dans le sens où les formats de contenus populaires deviennent de plus en plus courts, ce qui oblige à se concentrer fortement sur les contenus et donc à moins bien se déconnecter, par exemple lorsqu’on scrolle encore sur son téléphone le soir au lit.

Avec un état d’esprit positif, ne risque-t-on pas de s’imposer encore plus de contraintes et de tomber encore plus dans la «roue du stress»?

Le stress n’est pas positif ou négatif en soi, mais présente généralement des aspects à la fois positifs et négatifs. Le changement d’état d’esprit porte sur les aspects positifs du stress, de sorte que ceux-ci puissent être utilisés comme source d’énergie pour mieux gérer les aspects négatifs du stress. Il ne faut en aucun cas considérer un état d’esprit positif face au stress comme une raison de se charger encore plus de contraintes (inutiles). Il s’agit plutôt d’un outil utile permettant de voir certains aspects du stress sous un autre jour et de les utiliser pour préserver son propre équilibre.

Que paie la caisse-maladie?

En cas de burnout, la caisse d’assurance maladie (LAMal) ne prend pas nécessairement en charge tous les frais occasionnés. Le traitement par un psychiatre ou par le médecin de famille est pris en charge par la caisse-maladie. Pour les thérapies effectuées par d’autres personnes, comme des psychologues, des coachs, etc., il est recommandé de clarifier la prise en charge des coûts auprès de la caisse-maladie.

Comment l’assurance intervient-elle lorsqu’il n’y a pas (encore) de certificat médical?

Après un premier échange téléphonique avec l’employeur, nous décidons ensemble de la suite de la procédure, comme par exemple un premier entretien avec la personne concernée, une discussion commune avec le médecin traitant (tant qu’il n’y a pas de procuration, nous ne recevons du médecin que des informations générales, mais aucune déclaration sur le diagnostic et le pronostic), etc.

Le burnout n'est pas considéré en Suisse comme une maladie professionnelle, à l'inverse de plusieurs pays voisins ; pourquoi ? Quelles sont selon vous les raisons qui expliquent cette différence ou ces différences ?

Seules les affections dues exclusivement ou de manière prépondérante à l’activité professionnelle peuvent être prises en charge en tant que maladie professionnelle par les assureurs-accidents. Le burn-out n’est pas reconnu par la loi comme une maladie professionnelle car il a souvent différentes causes, y compris d’ordre extra-professionnel. 

Comment aider un collègue présentant des symptômes de burnout? Comment communiquer avec lui?

C'est une excellente question et elle est particulièrement importante dans le nouveau monde du travail où il y a moins de dirigeants.  

Ainsi, si en tant que collègue, vous constatez que la personne se replie sur elle-même et saute les pauses café ou les déjeuners par exemple, que la personne se montre irritable ou qu'elle arrive de plus en plus tard au travail et reste tard le soir, aborder ces circonstances avec précaution est un premier pas pour montrer à la personne que "tu te comportes différemment de d'habitude". 

Prendre le temps de demander "comment vas-tu vraiment ?" et "puis-je faire quelque chose pour toi ?" peut briser la digue de l'impuissance et donner à la personne la possibilité de se dévoiler. Le fait de "parler" peut apporter un premier soulagement et donc l'acceptation que le problème du stress est maintenant sur la table.  

Si la personne ne souhaite pas s'exprimer, il est possible de le signaler à son supérieur ou à un service de confiance comme les RH ou la GSE. 

Comment savoir que le burnout est terminé et guéri?

Les symptômes tels que les pertes de mémoire, l'irritabilité et la diminution de la capacité de travail diminuent et l'état de santé et l'état physique se stabilisent. La qualité du sommeil s'améliore, le plaisir d'agir revient. 

Grâce à la thérapie (identification des modèles de comportement et modification de ceux-ci) et à une éventuelle médication (psychotropes), il est possible de structurer et de maîtriser le travail de manière à pouvoir le faire dans le temps de travail défini. Une fois la médication éliminée, l'accompagnement psychologique ou psychiatrique terminé et la pleine capacité de travail retrouvée, on peut parler d'un burnout surmonté. 

Comment gérez-vous un preneur d’assurance qui est déjà en arrêt suite aux problèmes de dos qui se transforment en dépression

Administrativement la décision d’ouvrir un dossier pour chaque affection est prise du point de vue médical et en fonction de la durée de l’arrêt de travail respectif pour chaque affection

Quelles sont les conséquences à long terme du burnout ? Peut-on se rétablir complètement ?

Oui, il est possible de surmonter un burnout. Néanmoins, le processus de guérison est très variable et souvent de longue durée. Comment la guérison peut-elle avoir lieu ? Uniquement par un changement de comportement personnel clair. Nous avons compris que nous ne pouvons pas changer l'environnement de travail actuel, les exigences et le stress que dans une certaine mesure. Il faut donc se concentrer sur soi-même et apprendre à se mouvoir dans un tel système. Changer de comportement lorsqu'il s'agit d'accepter davantage de tâches. Changer de comportement lorsqu'il s'agit d'honorer des rendez-vous privés. Changement de comportement : savoir dire non. 

Il est utile de faire appel à des spécialistes - comme spécialistes de la gestion de la santé en entreprise de la Baloise - ou de recourir à une aide psychologique dans des situations aussi difficiles. 

Il est également important de bien planifier le retour au travail. Une reprise progressive du travail, accompagnée d'un case management, est utile pour consolider les nouveaux comportements et les nouvelles connaissances.

Pourquoi le burnout est un syndrome et pas une maladie ?

Lorsque nous attrapons une grippe ou une autre maladie, nous avons un tableau clinique clairement défini. Il en va autrement du burnout. Nombreux facteurs conduisent au développement d'un burnout. Le stress, le manque d'autogestion, le manque de vigilance.  Il s'agit donc d'un syndrome qui est liée uniquement avec le travail. Au dernier stade de l'épuisement professionnel, le syndrome débouche toutefois sur une dépression qui peut à son tour être diagnostiquée comme une maladie. 

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